Disques – Spectacles

 


Décès de Geoffrey Oryema

Réaction de son producteur, Rob Bozas, pour RFI : « Nous avons perdu un ami merveilleux, un homme fantastique. Il apportait une chance positive au monde. Geoffrey avait ce talent incroyable pour dire les choses très simplement. Ses chansons sont très accessibles, mais plus on les écoute et plus on en cerne la profondeur. Et il excellait à pousser les gens à réfléchir, à penser au monde, aux droits de l’homme, à être des humains responsables. Il a eu une vie plutôt privilégiée en Ouganda. Il a grandi au sein de l’élite et c’est seulement quand son père a été assassiné par le régime d’Amin Dada, quand il a été poussé à l’exil, que tout a changé. Son premier album s’appelle d’ailleurs Exil. Sa fameuse chanson « Land of Anaka » parle de son pays et de ses origines. Il parlait beaucoup de l’exil et de la nécessité de se trouver un nouveau foyer et de créer une nouvelle vie. Tout cela l’a terriblement affecté, mais c’est ce qui a fait de lui un être humain plein de compassion. »

Un voyage dans la chanson française à travers les convictions et engagements

epm

EPM propose dans son catalogue de nombreux CD qui méritent d’être (ré)écoutés ! Parmi lesquels notamment les Chanteurs indignés, Femmes de paroles

Colette Magny – De Melocoton à Kevork
EPM, novembre 2017, 19 €

A l’occasion des 20 ans de son décès, EPM Musique sort un coffret événement (3 CD, 49 titres et un livret de 22 pages) intitulé « Colette Magny – De Melocoton à Kevork ». L’éditeur souligne fort justement : « Colette Magny prend à bras le corps les problèmes de son siècle. Elle est non seulement une figure emblématique de la chanson contestataire mais aussi celle qui en a renouvelé la forme de fond en comble. Une citoyenne chanteuse, une créatrice essentielle de la chanson d’expression française ». Colette Magny n’était pas une chanteuse engagée mais une chanteuse à l’écoute des événements politiques (Mai 68, la guerre du Vietnam, la Palestine, les Black Panthers…) et de la détresse sociale (les mineurs, les ouvriers, les immigrés, la paysannerie…).


Francesca Solleville – La dolce vita

EPM, mars 2017, 15 €

Francesca Solleville sort son 24e album. « Ce disque parle du pire et du meilleur : c’est ma vision de la vie » précise celle qui reconnaît avoir toujours été engagée dans la vie. Petite-fille du fondateur de la Ligue italienne des droits de l’Homme, Francesca apporte régulièrement son soutien à la LDH et se montre toujours disponible pour se mobiliser face aux situations qui l’indignent. Et elle le chante aussi. « Si nous voulions fermer au monde entier nos portes / Comment pourrait-on vivre encore et respirer ? » chante-t-elle dans son dernier disque (« Les Portes de la France » Bernard Dimey/Jean-Michel Piton). Accompagnée par Michel Précastelli et Nathalie Fortin, Francesca Solleville interprète 14 chansons sur des textes d’Allain Leprest, Rémo Gary, Yvan Dautin, Michel Bühler, Christian Paccoud, Pierre Grosz, Jean-Michel Piton, Eric Pellerin, Aimé Césaire, Bernard Dimey, Céline Caussimon et Jérémie Bossone.


Kuzola – Le chant des racines
Couac Productions, 2016

► Kuzola, c’est le nouvel album de Lúcia de Carvalho, enregistré sur trois continents avec la participation de plus de trente musiciens.
►  Kuzola, c’est un film documentaire qui raconte l’aventure de ce disque, et fait le portrait d’une artiste touchante et inspirante à la recherche de son identité.
« Pour l’enregistrement de son nouvel album, la chanteuse d’origine angolaise Lúcia de Carvalho entreprend un voyage à travers le monde lusophone, à la rencontre de musiciens locaux. Mais en filigrane de ce projet de disque, il s’agit avant tout d’une aventure personnelle pour Lúcia, un pèlerinage sur les traces d’une identité morcelée, à la recherche de ses racines. Sous l’œil du réalisateur Hugo Bachelet, l’artiste strasbourgeoise d’adoption livre un parcours sincère et touchant, exemple rayonnant de métissage culturel heureux.»
► Enfin, Kuzola se vit sur scène, en duo ou en quartet, comme un voyage musical au-delà des frontières.

Michel Bühler – La vague
EPM, 2016, 20 €

Avec sa voix chaude, Michel Bühler nous invite à « semer l’avenir aujourd’hui, à semer la vie » et nous empêche de fermer les yeux sur les nouveaux pauvres, et sur les situations en Syrie ou à Gaza. Le titre de l’album, « La vague », décrit les immigrés entassés dans les bateaux « qui s’offrent à la mort pour tenter d’exister » et souligne que « ce n’est pas le cœur léger qu’on engage sa vie« .

 

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