Cinéma

Fahavalo, Madagascar 1947
de Marie-Clémence Paes
Sortie le 30 janvier 2019

À Madagascar en 1947, les rebelles insurgés contre le système colonial sont appelés fahavalo, « ennemis » de la France. Les derniers témoins évoquent leurs longs mois de résistance dans la forêt, armés seulement de sagaies et de talismans. Les images d’archives inédites filmées dans les années 1940 dialoguent avec les scènes de la vie quotidienne dans les villages aujourd’hui. Les récits des anciens et la musique hypnotique de Régis Gizavo nous transportent dans le passé pour découvrir cette histoire refoulée. Pour en savoir plus, cliquez ici


 

8 avenue Lénine
de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun
Sortie le 14 novembre 2018

Dans une France qui continue de penser majoritairement que les Roms ne sont pas « intégrables » ou ne veulent pas l’être, 8, avenue Lénine, témoigne d’une histoire exemplaire, celle d’une intégration réussie. Le film fait suite à Caravane 55 des deux mêmes réalisatrices, Valérie Mitteaux et Anna Pitoun. Au début des années 2000, à l’occasion du tournage d’un film sur la scolarisation des enfants roms, elles avaient rencontré à Achères (78) une jeune femme roumaine, Salcuta Filan, et ses deux enfants. Celle-ci les avait impressionnées par sa détermination à envoyer ses enfants chaque jour à l’école, elles avaient senti chez elle une ténacité peu commune. Le film avait été interrompu en 2003 par l’expulsion des Roms d’Achères à la demande de la préfecture. On y voyait notamment la mobilisation d’un collectif d’habitants de la ville autour du maire communiste contre cette expulsion et pour continuer à soutenir les familles dont les enfants étaient scolarisés. Relogée par la ville dans une nouvelle caravane, Salcuta n’obtint sa régularisation qu’en août 2005. Les enfants ont poursuivi leurs études et Denisa, qui avait 10 ans en 2003, s’est mariée en 2011. Aujourd’hui, elle et son frère, Gabi, ont des enfants et Salcuta a un travail et une véritable adresse : 8, avenue Lénine. Pour en savoir plus, cliquez ici


 

Le procès contre Mandela et les autres
de Nicolas Champeaux et Gilles Portes
Sortie le 17 octobre 2018

Alors qu’il était envoyé spécial permanent de RFI à Johannesburg, Nicolas Champeaux, coréalisateur avec Gilles Portes de ce remarquable documentaire, avait rencontré quelques-uns des coaccusés de Nelson Mandela, survivants du procès de Rivonia (1963-1964) (le grand procès de l’Apartheid), qui avaient été condamnés comme lui à la perpétuité. Leur force de caractère l’avait impressionné. Alors qu’il apprend que les 256 heures d’archives sonores du procès ont été numérisées, l’idée de ce film émerge dans son esprit. Outre une mise en scène de moments déterminants du procès, il donne la parole à ces « survivants » : Ahmed Kathrada, Andrew Mlangeni, Denis Goldberg. Ceux qui, dans l’ombre de Mandela, ont fait de lui ce qu’il est devenu, ainsi qu’à deux de leurs avocats toujours en vie, George Bizos et Joël Joffe. Au fil de leurs recherches historiques, les deux coréalisateurs font également la connaissance de Winnie Mandela, ainsi que de Barbara Hogan, ex-compagne d’Ahmed Kathrada et députée sud-africaine. Pour en savoir plus, cliquez ici


 

Libre
de Michel Toesca
Sortie le 28 août 2018

Face aux politiques d’États européens qui refusent d’accueillir les migrants, des citoyens réagissent. La Roya, une vallée du sud de la France à la frontière de l’Italie. Cédric Herrou est agriculteur, et y cultive ses oliviers. Le jour où il croise la route des réfugiés, il décide, en compagnie d’autres habitants de la vallée, de leur offrir un refuge et de les aider à déposer leur demande d’asile. Le réalisateur Michel Toesca, ami de Cédric Herou, a participé et filmé au jour le jour cette résistance citoyenne. C’est d’ailleurs ce qui fait la qualité de ce film, sa force tranquille. Pour en savoir plus, cliquez ici


 

Après l’ombre
de Stéphane Mercurio
Sortie le 28 mars 2018

Ce film nous plonge au cœur d’une aventure humaine sans pareille : la création d’une pièce de théâtre avec quatre anciens « longues peines » et la compagne de l’un d’eux, qui évoquent leurs souvenirs de cette période d’incarcération, sous la direction pleine d’empathie du metteur en scène Didier Ruiz. La réalisatrice les accompagne depuis les premiers entretiens avec Didier Ruiz jusqu’au début de la première à la Maison des Métallos, que nous suivons des coulisses. Réquisitoire implacable et bouleversant contre notre système carcéral, ce documentaire est aussi une ode magnifique au théâtre.

 

 

 

 

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