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Comprendre où nous en sommes

Après la crise de 2008 qui a été résolue par le renflouement des banques européennes par plus de 960 milliards d’argent public, aucune sanction n’est venue condamner les politiques néolibérales qui ont conduit à cette crise, bien au contraire.

Les populations modestes et moyennes ont été contraintes d’accepter : déréglementation du travail, CDD en pagaille, privatisations, délocalisation des industries, chômage accru, conditions de travail dégradées, précarisation des conditions de vie, attaques permanentes contre le modèle social à travers les restructurations des services publics dans le seul but de réduire les dépenses sociales pour mieux faire grossir les bénéficiaires des baisses d’impôts et autres subventions au soutien des activités économiques.

Ces politiques encouragées par l’Union Européenne ont été mises en œuvre pendant 10 ans par des gouvernements de droite ce qui est normal, comme de gauche ce qui l’est moins…la gauche renonçant par son ralliement à l’économie de marché, à transformer la société vers plus de justice sociale, d’égalité, de fraternité.

C’est alors que dans cet espace politique laissé en jachère, s’installe l’extrême-droite qui reprend à son compte la contestation sociale de la mondialisation, de l’ Europe libérale, pour s’attirer avec succès les voix des laissés pour compte.

Cela montre que privilégier la défense des valeurs républicaines menacées par l’extrême-droite, ne suffit pas pour entraver sa progression ; il faut aussi que ces valeurs s’incarnent dans la justice sociale et l’égalité entre les citoyens.

Cette pénétration de l’extrême-droite dans la sphère socio-économique est une pure imposture car elle n’a pour rôle que de détourner les victimes de la crise de s’en prendre à l’oligarchie capitaliste qui mène le monde à la ruine sociale et écologique, en leur proposant pour défendre leurs intérêts matériels le bouc émissaire idéal : les immigrés.
Des études montrent en effet que « l’hostilité aux migrants croît d’autant plus que l’on voit sa situation dégradée par les coupes budgétaires pratiquées dans les programmes sociaux par les gouvernements …»* la xénophobie, le racisme, le refus de la solidarité deviennent alors des poisons mortels pour la démocratie et la République.

Cet avenir nous guette si les réformes continuent à être perçues comme étant au bénéfice des riches et des élites installées, entraînant « une désaffection croissante pour l’Union Européenne dont la raison première est le divorce entre les valeurs dont elle se réclame et les politiques qu’elle conduit.

Ces valeurs sont celles proclamées par la Charte des droits fondamentaux, selon laquelle : l’Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité ; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l’État de droit . Leur trahison concerne au premier chef le principe de démocratie mais il est aussi évident s’agissant du principe de solidarité ».**

Une autre Europe est donc possible. Construisons-là avec tous ceux qui montrent par leurs luttes quotidiennes un autre chemin que celui de la haine et du chacun pour soi.

* article « Aux racines du vote d’extrême-droite » in Le Monde éco-entreprise du 24/09/2018
** Article « Il est encore possible de réanimer l’Union européenne » in le Monde du 25/09/2018
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Salah Hamouri : la fin d’une bien trop longue détention arbitraire

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La Ligue des droits de l’Homme se réjouit de la libération dimanche 30 septembre de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, incarcéré arbitrairement depuis le mois d’août 2017 par simple décision des autorités administratives israéliennes.

Elle déplore que les protestations internationales soient restées aussi longtemps sans effet, le gouvernement israélien ayant poursuivi dans la voie de l’injustice la plus absolue en maintenant en prison ce défenseur des droits des Palestiniens et ce sans autre raison que celle d’un pouvoir discrétionnaire.

Elle dénonce ces violations régulières du droit international. Une fois de plus, ce système de détention administrative qui bafoue le droit des détenus à un procès équitable, garanti par l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), a été utilisé impunément par le gouvernement israélien pour faire taire toute opposition démocratique.

La Ligue des droits de l’Homme partage aujourd’hui avec son épouse française, sa famille et tous ses soutiens, la joie de cette liberté enfin retrouvée.

Bilan sommaire

Dans le cadre du projet conduit par 4 étudiants de l’IUT de Sceaux, une vidéo a été conçue pour sensibiliser aux droits de l’Homme. Ainsi, Giada Cerqui a mis en images la chanson créée et interprétée spécialement par Chanx : « Bilan sommaire ».

Paroles de la chanson :

Pourquoi c’est si dur d’admettre qu’entre les guerres et les trêves
C’est pas normal qu’un être humain crève
Dans la merde
J’ai les pieds sur terre des vies s’perdent dans la mer
Mais tout le monde est partant quand on a rien à perdre
Toujours les yeux vers le ciel, regard terne
J’me rappelle à l’ancienne j’voulais que ma vie serve
J’y ai vu des hommes à qui la donner
Mais elle nous a appris que donner c’est à perte
Occupe-toi de tes affaires là il est déjà tard trop occupé pour rétablir l’écart
J’viens d’là où l’on fait celui qui ne sait pas quand dans la rue un homme d’en bas vers le ciel part
Si s’asseoir c’est rare comme un vieux comme Fouras qui le fera quand feront rages toutes nos guerres de pouvoir
L’âme des hommes sautent parfois, du haut du plongeoir
Suffit d’un bonjour pour ne plus se dire aurevoir
J’ai vu des gars qui auraient pu être moi, s’faire kebar
Des daronnes et des gosses entasser dans des cars
Aller en enfer par chemin de fer et gare
Traiter comme bétail parce qu’un papelard nous sépare
Ce soir j’y pensais, mais j’t’ai dit qu’il était tard
Notre indifference c’est le pire dans tout ça
Pour mener la barque y’a personne à la barre
Mais qui oserait dire que le peuple ne sait pas
Que pendant que ma ville est fêtarde des gosses armés d’C4 éclatent comme des pétards
Entraîner dans le drame ils enchaînent les faits d’armes
Provoquent des marres de sang dont ils sont qu’les têtards
Comment s’traiter comme être si le but c’est plus d’être mais d’avoir
À chacun un toit mais un carton c’est qu’une métaphore
Donc considérons la vie à défaut de pouvoir dompter la mort

La fraternité est un principe constitutionnel !

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En rappelant que la fraternité n’est pas qu’un mot mais bien une réalité juridique, le Conseil constitutionnel conforte celles et ceux qui tentent de la faire vivre aux côtés des étrangers.

La Ligue des droits de l’Homme se félicite de ce rappel. Elle espère que le gouvernement, le parquet et les juridictions de l’ordre judiciaire se plieront à la lettre et à l’esprit de cette décision en cessant de poursuivre abusivement ces hommes et ces femmes qui mettent en œuvre le principe de fraternité.

45 ans après

Le 11 septembre 1973, Augusto Pinochet renverse par un coup d’État militaire au Chili le gouvernement de Salvador Allende pour imposer une dictature qui durera 17 ans. Le chanteur Victor Jara, emblème de la culture populaire chilienne, qui fut arrêté, torturé et assassiné en septembre 1973 dans le stade de Santiago du Chili, symbolise la répression sanglante de cette période. Le 3 juillet 2018, plusieurs anciens militaires sont enfin condamnés pour ce crime.

Il aura fallu 45 ans pour que des militaires coupables de l’enlèvement et du meurtre de Victor Jara soient condamnés : 8 ont écopé d’une peine de 18 ans de rétention et un autre est condamné à 5 ans de prison pour complicité. A noter toutefois, que les condamnés peuvent encore faire appel. Par ailleurs, parmi les tortionnaires, un dernier, le lieutenant Pedro Barrientos vit toujours en liberté aux États-Unis : reconnu coupable d’avoir tué le chanteur par la justice américaine, celle-ci reste toutefois sourde depuis plusieurs années à la demande d’extradition du gouvernement chilien.

« La condamnation des criminels responsables de l’assassinat de Victor Jara, 45 ans après les faits, est tout de même une bonne chose, souligne Alicia Lira, présidente de l’association des familles de victimes de la dictature. Mais il reste encore plus de mille plaintes non résolues. Les criminels ne disent pas la vérité. Ils n’ont pas une pointe d’humanité et refusent, par exemple, de dire aux familles où sont les restes de leurs proches disparus. Des familles qui sont à leur recherche encore aujourd’hui ».

Durant la dictature de Pinochet, plus de 500 000 Chiliens fuient leur pays. Dix à quinze mille trouvent refuge en France, principal pays d’accueil en Europe, avec la Suède, à accorder le statut de réfugié aux Chiliens exilés. Ils jouissent ainsi d’une très grande mobilisation de la part de la société française.

Cette époque d’accueil et de solidarité semble aujourd’hui révolue quand on se réfère à l’attitude actuelle de la France, et de l’Union européenne, vis-à-vis des réfugiés et demandeurs d’asile !

Pour une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité des personnes

Le Manifeste des assemblées locales des États Généraux des Migrations qui porte cette déclaration, comporte une quarantaine de propositions concrètes pour répondre à « la crise des politiques migratoires ».

Les milliers de morts en mer Méditerranée, la honte de la jungle de Calais, du démantèlement des misérables campements de migrants, de l’abandon à son sort de
l’Aquarius, heureusement sauvé par l’Espagne, montrent les conséquences dramatiques du non respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine.

Cet « oubli » des droits de l’Homme commence aussi aux frontières. Ainsi Adeline Hazan, Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté, a rendu public mardi 5 juin un rapport suite à la deuxième visite inopinée d’une semaine au sein des locaux des services  de la police aux frontières de Menton (Alpes-Maritimes).

Le constat qui en est fait par cette autorité indépendante, est particulièrement sévère.
Les personnes contrôlées sont essentiellement des hommes seuls et des mineurs non accompagnés. Depuis la réintroduction du contrôle aux frontières en novembre 2015, plus de 30000 personnes majeures ont été non admises en 2016 et autant en 2017 et environ 9000 mineurs ont été non-admis en 2016 et plus de 10000 en 2017.

Extraits de la synthèse du rapport:
La majorité des interpellations a lieu à la gare de Menton-Garavan où la plupart des contrôles des voyageurs à bord des trains sont effectués au faciès par les forces de sécurité. Des pratiques de refoulement ont été observées par les contrôleurs, consistant à inviter des mineurs isolés et des familles à reprendre un train vers l’Italie sans qu’aucune procédure ne soit mise en œuvre.(…)
En journée, les personnes ne passent en général que quelques minutes à l’accueil,(…) Elles sont ensuite invitées à rejoindre immédiatement l’Italie à pied, munies de leur décision de refus d’entrée.
De nuit, les étrangers sont maintenus dans des locaux indignes.
Les mineurs et les femmes restent jusqu’au matin dans une « salle d’attente » pouvant accueillir jusqu’à trente personnes, dépourvue de tout confort minimal (quelques bancs ne permettant pas de s’allonger, un WC à la turque sans verrou).
Les hommes majeurs passent la nuit dans des structures modulaires à l’extérieur du poste de police jusqu’à l’ouverture du poste frontalier, dans des conditions indignes : quatre modulaires sans aucun mobilier dont le sol est sale, encombré de détritus, de cartons et de quelques couvertures non nettoyées sales ; trois sanitaires chimiques dans un état immonde.
Le rythme de nettoyage des sanitaires chimiques de la cour est insuffisant, une fois par semaine seulement en raison de la sur occupa-tion des locaux. La cour et les modulaires ne sont jamais nettoyés.
Aucune désinfection ni désinsectisation n’est organisée dans les modulaires. Les points d’eau installés dans la salle d’attente et dans la cour ne permettent pas d’assurer l’hygiène corporelle des personnes en attente. Aucun équipement (matelas, couverture…) n’est fourni pour dormir ou se protéger de la fraîcheur de la nuit.
De plus, les étrangers qui passent plusieurs heures de jour comme de nuit dans ces locaux ne bénéficient d’aucun repas.
Seuls quelques madeleines et des bouteilles d’eau sont distribuées à la demande, voire selon la bonne volonté des fonctionnaires de police.
Concernant le respect des droits, les conditions dans lesquelles les décisions de refus d’entrée sont renseignées et notifiées aux personnes étrangères les privent de toute possibilité d’exercer les droits afférents à leur situation (droit à un interprète professionnel, droit à faire avertir un proche, leur consulat ou un avocat, droit à consulter un médecin). A aucun moment au cours de leur mission les contrôleurs n’ont vu de policier lire aux personnes les décisions les concernant ou leur en expliquer en détail la teneur.
Par ailleurs, les éventuelles demandes d’asile ne sont pas prises en compte alors que les personnes interpellées à la frontière disposent du droit de déposer une demande de protection.
La prise en charge des mineurs isolés qui représentent près d’un tiers des personnes non admises à la frontière franco-italienne dans les Alpes-Maritimes, n’est pas ou très peu différenciée des adultes.
Les contrôleurs ont relevé que des mineurs isolés interpellés sur le territoire ont été réadmis vers l’Italie alors qu’ils ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’une mesure d’éloignement. Quelques mineurs seulement (27, soit moins de 0,3% des mineurs interpellés à Menton) ont été confiés aux services de l’aide sociale à l’enfance entre janvier et septembre 2017. Selon la police aux frontières, les mineurs voyageant à plusieurs ou accompagnés d’adultes de la même nationalité ou parlant la même langue sont considérés comme « faisant famille ».
Le contrôle général des lieux de privation de liberté rejoint le Comité européen de prévention de la torture en ce qu’il recommande que « Les enfants non accompagnés ou séparés qui sont privés de liberté doivent obtenir rapidement et gratuitement l’accès à une assistance juridique, ou à une autre assistance appropriée, y compris la désignation d’un tuteur ou d’un représentant légal, qui les tient informés de leur situation juridique et protège effectivement leurs intérêts […]
L’objectif de réacheminement des migrants interpellés à la frontière franco-italienne par la police aux frontières s’apparente à une obligation de résultat : garantir l’étanchéité de la frontière dans le déni des règles de droit.
Dans ce contexte de pression politique, les fonctionnaires de police accomplissent leurs missions « à la chaîne ».
En tout état de cause, la prise en charge quotidienne des personnes étrangères s’effectue dans des conditions indignes et irrespectueuses de leurs droits.

Ne me dites plus Mercy…

Mercy © FRANCE 2
Mercy © FRANCE 2

L’actualité concernant la question des migrants en Europe ne cesse d’apporter son lot d’informations édifiantes sur fond d’examen par les députés puis par les sénateurs du projet de loi « Asile et immigration » dont on craint que la principale conséquence soit d’accroître, dans l’esprit des gens, la confusion entre les différentes catégories d’étrangers souhaitant s’installer en France.

Ainsi, un Malien sans-papiers installé en France depuis 6 ans s’est-il vu signifier par la préfecture de son département une Obligation de Quitter le Territoire Français, les attendus de l’arrêté indiquant qu’il avait troublé l’ordre public au motif que la police avait trouvé sur lui un joint lors d’un contrôle de routine.

Rappelons que, depuis le 20 octobre 2015, la détention en petite quantité ou la consommation de cannabis ne sont plus considérées comme un délit mais comme une simple contravention passible d’une amende de 300 euros maximum. Mais, quand on est sans papiers, ça devient un trouble à l’ordre public…

Toutefois, c’est une autre actualité, plus dérangeante encore, que nous souhaitons évoquer ici. On estime à 16000 le nombre de migrants naufragés en Méditerranée depuis 2013. Les deux musiciens du groupe « Madame Monsieur », désigné par les téléspectateurs de France 2 pour représenter la France à l’Eurovision 2018, ont choisi d’évoquer cette actualité dans leur chanson : « Mercy » : celle-ci narre l’histoire d’un bébé nigérian né en mars 2017 à bord de l’Aquarius, bateau de l’association SOS Méditerranée qui sillonne inlassablement la Méditerranée pour porter secours aux migrants qui prennent la mer sur des embarcations de fortune, essentiellement depuis la Libye.

Nul ne peut dénier a priori à cette chanson son intention humaniste de départ, nonobstant la simplicité du texte dictée par la mélodie accrocheuse, bien dans l’air du temps des ritournelles servies par Deezer et Spotify.

Toutefois, au-delà de son caractère empathique, cette chanson a été lancée comme un pur produit marketing de notre époque : matraquage sur France 2 en prévision de l’Eurovision 2018, story telling autour des tenues des musiciens dessinées spécialement par Jean-Paul Gaultier pour la cérémonie, clip standard comportant des changements de plan toutes les deux secondes, conformément aux conventions du genre, participation du groupe au spectacle ruisselant de lumières et d’effets spéciaux, diffusé en direct, de la Fête de la Musique à Nice le 21 juin entre Pascal Obispo et Kendji Girac, à grand renfort de « Mercy mercy….Nice, est-ce que ça va bien ?! ». On peut craindre, de ce fait, que l’intention initiale, louable, ne soit définitivement noyée dans les flots de paillettes de la société du spectacle.

En effet, les Français, tout en plébiscitant il y a quelques mois cette chanson, ne viennent-ils pas d’approuver à 56%, selon les sondages, le refus du gouvernement français d’accueillir les 629 migrants recueillis par l’Aquarius ? Ce paradoxe, reflet du caractère instantané et soluble de l’information aujourd’hui, confirme également le repli sur soit de la population française, à l’instar des autres nations européennes.

Époque désenchantée…

Laissez-les passer ! Marche solidaire pour les migrant(e)s

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De Vintimille à Londres, des citoyens traversent la France pour afficher leur solidarité avec les migrants. La marche solidaire pour les migrant.es passe dans le Val-de-Marne le dimanche 17 juin: le matin à Villeneuve-Saint-Georges, à 13 heures à Ivry-sur-Seine, accueillis dans le cadre de la fête de la ville, avec le parrainages d’élèves sans-papiers. La marche regagnera Austerlitz à 15 heures puis Bastille à 16 heures.

Commencée le 30 avril 2018 à Vintimille, la marche se terminera le 8 juillet à Londres. Elle a pour objectif de créer le dialogue avec les citoyens sur le sort réservé aux migrants.

Les participants marchent pour l’accueil des migrants, contre le « délit de solidarité », contre le blocage de la frontière franco-italienne et de la frontière franco-britannique. Ils réclament la liberté de circulation et d’établissement des migrants en Europe et en France.

Plus d’information : cliquez ici

Regards Croisés Chevilly-Larue

Abolir déjà les frontières qui sont à nos portes pourrait résumer l’action menée par la toute nouvelle association qui vient de se créer, Regards Croisés Chevilly-Larue.

Pierre Colin présente ici l’objet de cette association qui vise à apporter un accompagnement humain aux migrants du centre d’accueil et de coordonner les aides délivrées par les diverses associations mobilisées.

Des citoyens de Chevilly-Larue se sentent concernés par l’accueil et le vécu des migrants hébergés dans le Centre d’Accueil de Chevilly-Larue, entre autres. Des associations y travaillent déjà avec vigueur mais il paraît nécessaire de travailler à la participation de ceux qui le désirent à des activités municipales telles que sport ( foot, piscine, vélo, course..) musique, théâtre,activités artistiques, cuisine, lecture, jardinage…
Les lieux tels que médiathèques, théâtre, équipements sportifs doivent pouvoir les recevoir , chacun apportant les richesses de son origine !
Des familles ou des personnes peuvent leur faire découvrir la ville, les parcs (Roseraie, Sceaux…), des musées, la Marne et la Seine, la mer, la campagne..
Chacun peut aussi les accueillir chez soi pour un café ou un repas pour échanger sur les habitudes de nourritures, d’aménagement de l’espace et de décoration, de relations avec le voisinage…
On peut même penser au parrainage républicain qui est une marque d’intégration dans le cadre du respect des droits de l’Homme.
Une autre tâche de l’association est que les regards se croisent avec bienveillance aussi dans la population chevillaise qui est elle-même issue de l’immigration désirée ou forcée, économiquement en général : là, tous les réfugiés, qu’ils soient persécutés pour leur lutte pour le respect des droits humains, ou migrants pour des raisons économiques ou environnementales doivent recevoir de notre part de l’humanité, de la solidarité, de la fraternité.
L’association a pour objectif de sensibiliser la population pour accepter l’autre !

Pour contacter l’association : Pierre Colin – 06 07 43 33 94 – pierrecolin.corp@yahoo.fr