Les États-Unis de Donald Trump désavoués à l’ONU sur Jérusalem, la France doit agir plus fortement, à l’opposé des demandes scandaleuses du Crif

Depuis que Donald Trump a annoncé, le 7 décembre 2017, qu’il va transférer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, car « Jérusalem est la capitale d’Israël », l’isolement diplomatique de ce pays sur ce sujet est croissant. Dans le monde entier, les voix se sont multipliées pour condamner cette décision contraire au droit international, qui met gravement en péril toute solution de ce conflit fondée sur la justice et le droit.

Au conseil de sécurité des Nations-Unies, le 18 décembre, les États-Unis ont été seuls à opposer leur véto à une résolution dénonçant cette décision votée par les 14 autres États membres. A l’assemblée générale extraordinaire immédiatement convoquée, ils ont été désavoués, le 21 décembre, par 128 voix pour et seulement 9 contre. Malgré leurs menaces de représailles financières, inédites et perçues par tous comme inadmissibles, ils n’ont obtenu des autres États que 35 abstentions et quelques absences lors du vote.

La France a voté cette résolution condamnant la position des États-Unis. Quant au Crif, il a lancé un appel consternant au président de la République l’invitant à suivre la décision irresponsable de Donald Trump en déplaçant à son tour l’ambassade de France à Jérusalem. Cet organisme a montré une fois de plus qu’il n’est représentatif que des forces politiques israéliennes qui soutiennent l’extension continue de la colonisation de la Palestine au mépris du droit légitime des Palestiniens à avoir leur État et de toute recherche d’une paix juste dans la région.

Face à cette dérive des États-unis de Donald Trump, c’est au contraire à la France et à l’Europe de faire entendre leur voix. En affirmant que Jérusalem doit être la capitale reconnue de deux États et que Jérusalem-Ouest n’accueillera les ambassades que lorsque Israël reconnaîtra Jérusalem-Est comme la capitale de l’État de Palestine. La France et l’Europe doivent reconnaître au plus vite l’État palestinien — ce qu’Emmanuel Macron se refuse toujours à faire. Et elles doivent exercer des pressions sur Israël, en particulier par la suspension de l’Accord d’association de l’Union européenne avec cet État tant qu’il n’aura pas renoncé à ses violations du droit international.

Texte à l’initiative du Collectif « Trop, c’est trop ! », Sophie Bessis, Suzanne Citron, Bertrand Heilbronn, Gilles Manceron, Bernard Ravenel, Abraham Ségal.

Consulter les sites trop-cest-trop.fr et france-palestine.org

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