Discriminations au boulot

La vie dans les entreprises est parfois source de mal-être, car elle n’est que le reflet d’une société encore peu prompte à accepter les différences. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour voir disparaître les intolérances.

L’Autre Cercle et l’Ifop ont publié un baromètre sur l’acceptation des LGBT dans le monde du travail. Cette enquête a été réalisée auprès d’entreprises déjà engagées contre les discriminations liées au genre et à l’orientation sexuelle. Or même dans ces situations privilégiées, 30% des LGBT déclarent avoir déjà constaté des discriminations à l’égard d’homosexuel(le)s dans leur organisation. Les employés dans leur ensemble reconnaissent que les plus fréquentes discriminations concernent des moqueries de la part des collègues. De plus, 29% des LGBT estiment subir des inégalités dans le déroulement de leur carrière. Ces résultats recoupent les conclusions des études de deux chercheurs, Thierry Laurent de l’Université Evry-Val d’Essonne et Ferhat Mihoubi de l’Université Paris-Est Créteil, qui montrent que les travailleurs homosexuels, et en particulier les jeunes travailleurs homosexuels, font face à un plus grand risque de chômage. Et une fois embauchés, ils passent plus de temps que leurs homologues hétérosexuels à se stabiliser dans leur emploi.

Les LGBT ne sont pas les seuls discriminés au travail. Le Baromètre du Défenseur des droits et l’Organisation internationale du travail révèle chaque année l’importance du phénomène. Le dernier Baromètre 2017 soulignait ainsi que « l’emploi apparaît comme un milieu particulièrement discriminant, une personne sur deux considérant que les discriminations sont fréquentes au cours d’une recherche d’emploi et une sur trois dans la carrière ». Le Baromètre précédant détaillait les discriminations liées à l’apparence physique avec notamment le fait que les femmes en surpoids déclarent 4 fois plus souvent avoir été discriminées à cause de leur apparence que les autres femmes. Ces stigmatisations, mépris, hostilités et discriminations vis-à-vis des personnes en surpoids et obèses a conduit la Ville de Paris à mener différentes actions contre la grossophobie, en décembre dernier, dans le cadre de la Semaine de lutte contre les discriminations.

Certains rechignent à utiliser le terme « grossophobie » car il n’est pas dans le dictionnaire. Les rejets de certaines terminologies cachent hélas souvent le refus tout simplement de reconnaître et d’aborder les problèmes de fond.

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