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Section LDH de L’Haÿ-les-Roses – Val-de-Bièvre
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EDITO

Réformes ? Où est la justice sociale ?

Nous sommes dans un contexte de réformes qui impactent fortement la vie et les droits des citoyens.

Ces réformes ont pour mobile de construire un pays aux normes européennes marquées du sceau du libéralisme, dont le Graal n’est pas la justice sociale mais l’équilibre budgétaire…
Le gouvernement en empilant réforme sur réforme en un temps très court et en recourant aux ordonnances, paralyse la démocratie parlementaire et rend difficile la mobilisation syndicale et citoyenne.

Pour réduire le déficit de 87 milliards d’euros du budget de l’État le gouvernement a choisi une méthode : On baisse les recettes : 24 milliards d’euros de baisse d’impôts ce qui creuse le déficit si on ne touche pas aux dépenses….donc il faut baisser les dépenses d’au moins autant, et sans doute du double si on veut payer, par exemple, l’intérêt de la dette qui se monte à 46 milliards.

Alors qu’elles sont les variables d’ajustement aux yeux du gouvernement? Il y en a deux : réduire le nombre des fonctionnaires, et rentabiliser les services publics. C’est ainsi qu’il est prévu de supprimer 120.000 fonctionnaires en 5 ans, et de rentabiliser les services publics en les privatisant, ou en leur retirant des moyens.

Les investisseurs privés, enrichis entre-autres par les baisses d’impôts, développent alors des services marchands, et non plus des services publics par définition non-marchands, et qui sont présentés comme plus performants.
Se créent inéluctablement des inégalités d’accès à ces services par la sélection par l’argent, inégalités que les services publics animés non par le profit mais par l’intérêt général, ont justement pour mission, en pratiquant l’égalité de traitement quelles que soient les ressources de l’usager, de permettre à chacun d’y accéder.

Les conséquences de ces évolutions commencent à apparaître au grand jour : services communaux privatisés, disparition des services de proximité: bureaux de poste, lignes ferroviaires, tribunaux d’instance, hôpitaux, maternités, ferment les uns après les autres ou sont soumis à des regroupements, avec toujours moins de personnel mais de plus en plus avec des contrats de travail précaires, des conditions de travail qui se dégradent, qui entraînent démotivation, souffrance au travail.
Cela se répercute évidemment sur le service rendu comme on le voit dans les EHPAD, les hôpitaux publics dont les personnels se battent pour maintenir la qualité de leur travail compromise par les exigences comptables de rentabilité.

Cette lutte pour la sauvegarde des services publics doit être celle de tous. Ne nous y trompons pas : ce n’est pas en dégradant les statuts des personnels de la fonction publique, des cheminots, ou des personnels soignants que l’on va améliorer la situation générale.

Si on veut moins de précarité, plus de sécurité, moins d’inégalités, il faut aller vers plus de justice sociale par la sécurité de l ‘emploi, des salaires décents, des conditions de travail qui respectent les personnes.

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